Des pionniers qui ont osé l’aventure : entre idéalisme et pragmatisme
Parmi les noms qui circulent sur toutes les lèvres, difficile de ne pas citer Jean-Christophe Comor du Domaine Les Terres Promises, dans la Sainte-Baume : ancien universitaire reconverti à la vigne, il a choisi dès 2004 une approche biologique, puis un virage sans compromis vers le naturel. Sa philosophie ? Zéro intrant, vinification intuitive, vendanges à la main et des vins pleins de fraîcheur et de personnalité.
Autre figure marquante : Magali Tissot et Théo Dumas Léone du Domaine de Sulauze, à Miramas. Depuis la reprise du domaine familial en 2004, ils pratiquent la biodynamie (certifiée Demeter), brassent aussi leurs propres bières et ressuscitent la polyculture. Leur poursuite de l’équilibre sol-vigne et leurs cuvées énergiques (la fameuse « Pomponette » !) sont devenues cultes chez les amateurs marseillais. (Le Figaro Vin)
Moins médiatisée, mais tout aussi influente, la bande rassemblée sur les coteaux de Cassis ou de La Ciotat, avec des vignerons tels que Sophie Hocquard (Domaine Bodin) et Olivier Nasles (Château Barbanau), ont œuvré pour relancer le blanc sec du coin, croquant et minéral, loin des stéréotypes sur les vins du Sud.